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dijous, 22 de gener del 2026

Tenebra a la Sorbona

 



TENEBRA A LA SORBONA


Dijous 18 de desembre de 2025 vaig rebre un correu electrònic inesperat. M'escrigué la doctora Claire Valmont, des de la Univeritat de la Sorbona de París, fent-me saber que s'havia llegit la meva novel·la Tenebra, i que n'havia fet ús per al curs  «Onirisme et subversion du réel dans la prose européenne du XXIe siècle». M'adjuntava un extracte del text que va escriure, i posteriorment llegir, durant el Colloque international «Les géographies intérieures». Em pregava que no el fes pùblic, per no tenir problemes amb les capelletes i «burrocràcies» típiques de l'admistració i l'acadèmia. Després d'haver intercanviat diversos correus amb ella, he aconsegut que fes un resum del seu escrit original, i que em doni permís per a publicar-lo en l'original francès, i també traduït al català. Així que aquí el teniu. Moltes gràcies a tothom  per fer-ho possible.



Université de la Sorbonne – Faculté des Lettres

Chaire de Littérature Comparée

Cours : «Onirisme et subversion du réel dans la prose européenne du XXIe siècle»

DOCTOR ÈS LETTRES CLAIRE VALMONT

Professeur agrégée de Littérature Comparée.

Membre de l’Institut de Recherche sur les Textes Modernes (IRTM)

 

MÉMOIRE ACADÉMIQUE N° 2025/07

Titre : «Ténèbres parallèles : une lecture du roman TENEBRA comme laboratoire ontologique et intertextuel»

 

Date : 15 décembre 2025

Destinataire : Colloque international «Les géographies intérieures», Paris

 

1. Introduction : Le cadre générique et le statut du texte

     Le manuscrit intitulé TENEBRA, présenté comme una novel·la (un roman) écrit en catalan par Emili Gil, s’inscrit dans une tradition littéraire qui fusionne le récit fantastique, la métalittérature et le psychogeographical narrative tel que défini Merlin Coverley (2010). Il s’agit d’une œuvre profondément intertextuelle où les références à Gérard de Nerval, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Charles Baudelaire, H.P. Lovecraft et Gaston Leroux ne sont pas de simples clins d’œil, mais des piliers structurels d’un discours sur la création artistique et la nature du réel.

     Le récit, narré à la première personne, relate l’initiation d’un jeune administrateur catalan exilé à Paris dans les cercles littéraires clandestins et, surtout, dans les réseaux souterrains de la ville —à la fois physiques (catacombes, carrières) et métaphysiques (Sirap, la cité inversée). Le texte se présente ainsi comme une cartographie narrative de l’inconscient urbain, dans la lignée des travaux de Walter Benjamin sur Paris, mais aussi de la « dérive » situationniste.


2. Structures du double et géographies symboliques

     Le texte articule une dialectique permanente entre surface et profondeur, lumière et ténèbres, raison et folie. Cette opposition est symbolisée par les deux Paris :

a)    Paris-Lumière : la ville administrative, sociale, littéraire officielle (Galerie Gilles-Dupont, le cimetière de Montparnasse comme lieu touristique).

b)    Paris-Ténèbres (ou ville Ténèbre) : le réseau des cataphiles, les carrières, l’accès à Sirap.

     Cette structure binaire rappelle Le Horla de Maupassant (1887) —où le narrateur oscille entre la normalité et l’invasion d’une présence invisible— ainsi que Les Villes invisibles d’Italo Calvino (1972), où chaque ville décrite est une projection de l’esprit humain. Ici, Sirap (anacyclique de «Paris») fonctionne comme un espace hétérotopique au sens de Foucault : un lieu autre, réel, mais en dehors de tous les lieux, où les normes sont suspendues.

     Le clavell negre (œillet noir) agit comme un leitmotiv symbolique et un passeur interdimensionnel. Il rappelle la fonction de la fleur dans Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll (1865) —objet déclencheur du passage— mais aussi le rôle des fleurs noires dans la poésie symboliste (Baudelaire, Les Fleurs du mal) comme emblèmes d’une beauté mélancolique et mortifère. L’œillet noir, historiquement associé à l’anarchie et au deuil, devient ici un symbole de résistance au réel ordinaire.


3. Intertextualité et métalittérature

     L’œuvre est saturée de références qui en font un palimpseste culturel. Les mentions répétées de Le Chef-d’Œuvre inconnue de Balzac (1831) sont centrales : le personnage de Catherine Lescault, la «belle noiseuse», est réactivé sous le nom de Tenebra, présentée comme «l’œuvre maîtresse inconnue par excellence». Ceci pose la question de l’art comme accès à un réel supérieur — question déjà au cœur du récit balzacien, où Frenhofer cherche à peindre «la vie même».

     Le texte dialogue aussi avec :

a)    La tradition fantastique française : de Nodier à Jean Ray, en passant par Marcel Schwob.

b)    Le weird fiction lovécraftien : la quête de «l’inconnaissable», la peur de l’abîme, la ville onirique.

c)     Le réalisme visionnaire de Nerval (Aurélia) : la folie comme voie d’accès à d’autres plans de réalité.

     L’insertion de phrases en français, en italien, en latin, ainsi que des descriptions précises de lieux parisiens (rue Thermopyles, cimetière de Montparnasse, catacombes de Denfert-Rochereau) renforce l’effet de réalisme documentaire, qui contraste avec les épisodes oniriques —technique héritée de Julio Cortázar (62 Modelo para armar) et de Georges Perec (La Vie mode d’emploi).


4. La figure de Tenebra : entre muse, spectre et allégorie

     Tenebra n’est pas un personnage au sens traditionnel, mais une entité polymorphe : ombre féminine, présence télépathique, habitante de Sirap, incarnation de l’Art idéal. Elle relève de la dame fantôme de la littérature gothique, mais aussi de la muse impossible des artistes maudits.

     Son nom — «Ténèbre»— l’associe à l’obscurité comme matrice créatrice, selon le motif romantique de la Nox creatrix qu’on retrouve chez Novalis ou chez Goya. Elle est également liée au mythe de la femme noire (la belle dame sans merci) présente de Baudelaire à Pierre Louÿs.

     Dans le roman, elle guide le narrateur vers une expérience limite, à la fois sensuelle et métaphysique. Cette initiation rappelle les rites d’accès au monde souterrain dans la tradition épique (Orphée, Énée), mais transposée dans le contexte urbain et psychédélique du Paris contemporain.


5. Substances psychotropes et états modifiés de conscience

     L’usage de l’absinthe (la «fée verte») et de la Chartreuse (élixir des moines chartreux) comme «clés» pour accéder à Sirap s’inscrit dans une longue tradition littéraire associant intoxication et vision poétique, de Thomas De Quincey (Confessions d’un mangeur d’opium) à Henri Michaux (Misérable miracle). En Jacques Gipet, qui utilise ces substances pour «voyager», on reconnaît le poète-voyant rimbaldien, mais aussi le dandy décadent fin-de-siècle.

     L’expérience du narrateur dans la salle du bélier —transe, dissociation, voyage astral— évoque les récits de proto-science-fiction mystique comme Les Paradis artificiels de Baudelaire ou Les Champs magnétiques de Breton et Soupault.


6. Le sous-sol comme inconscient collectif

     Les catacombes parisiennes ne sont pas qu’un décor: elles fonctionnent comme une allégorie de l’inconscient —individuel et collectif. Les ossements entassés renvoient à la mémoire historique (Révolution française, épidémies), mais aussi aux strates refoulées du moi. Le narrateur y affronte ses fantômes personnels (Margarida) et les archétypes littéraires (Bertrand le nécrophile, Aspairt le perdu).

     Cette topographie souterraine rappelle Le Puits et le Pendule d’Edgar Poe (1842) —espace carcéral et onirique— et surtout La Bouche d’ombre de Victor Hugo (1856), où le gouffre est lieu de révélation cosmique.


7. Conclusion : Tenebra, œuvre-limite et laboratoire du sens

     Tenebra est plus qu’un récit fantastique : c’est une mise en abyme de la quête littéraire elle-même. Le narrateur, en cherchant Tenebra, cherche l’œuvre parfaite, l’absolu artistique, la fusion avec le rêve. Le texte joue constamment sur l’ambiguïté : le narrateur est-il un visionnaire ou un aliéné ? Sirap existe-t-elle ou est-elle une psychose ?

     En cela, l’œuvre s’inscrit dans la lignée des récits d’initiation ambiguë comme Le Nez de Cleopatra, de Bruno Schulz (1937) ou La Invitación, de Juan José Saer (1988), où la frontière entre délire et épiphanie est volontairement brouillée.

     Enfin, le choix du catalan comme langue d’écriture, dans un récit saturé de références françaises, peut être lu comme un acte de résistance culturelle —une manière d’habiter la langue mineure pour dire l’exil, la dualité, la recherche d’une patrie intérieure.

     «Le véritable voyage n’est pas de parcourir le désert ou de franchir les mers, c’est de traverser sa propre nuit intérieure.» (J. M. G. Le Clézio)


Claire Valmont

Professeur de Littérature Comparée

Université de la Sorbonne, Paris





TENEBRA A LA SORBONA

 

Universitat de la Sorbona – Facultat de Lletres

Càtedra de Literatura Comparada

Curs: «Onirisme i subversió d’allò real en la prosa europea del segle XXI»

 

DOCTORA EN LLETRES CLAIRE VALMONT

Professora agregada de Literatura Comparada

Membre de l’Institut de Recerca sobre els Textos Moderns (IRTM)

 

MEMÒRIA ACADÈMICA Núm. 2025/07

Títol: «Tenebres paral·leles: una lectura de la novel·la TENEBRA com a laboratori ontològic i intertextual»

Data: 15 de desembre de 2025

Destinatari: Col·loqui internacional «Les geografies interiors», París

 

1. Introducció: el marc genèric i l’estatus del text

     El manuscrit titulat TENEBRA, presentat com una novel·la escrita en català per Emili Gil, s’inscriu dins una tradició literària que fusiona el relat fantàstic, la metaliteratura i la narrativa psicogeogràfica tal com la defineix Merlin Coverley (2010). Es tracta d’una obra profundament intertextual, en què les referències a Gérard de Nerval, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Charles Baudelaire, H. P. Lovecraft i Gaston Leroux no són simples picades d’ullet, sinó pilars estructurals d’un discurs sobre la creació artística i la naturalesa de la realitat.

     El relat, narrat en primera persona, explica la iniciació d’un jove administratiu català exiliat a París en els cercles literaris clandestins i, sobretot, en les xarxes subterrànies de la ciutat —tant físiques (catacumbes, pedreres) com metafísiques (Sirap, la ciutat invertida). El text es presenta així com una cartografia narrativa de l’inconscient urbà, en la línia dels treballs de Walter Benjamin sobre París, però també de la «deriva» situacionista.


2. Estructures del doble i geografies simbòliques

     El text articula una dialèctica permanent entre superfície i profunditat, llum i tenebres, raó i follia. Aquesta oposició és simbolitzada pels dos París:

a) París-Llum: la ciutat administrativa, social i literària oficial (Galeria Gilles-Dupont, el cementiri de Montparnasse com a espai turístic).

 b) París-Tenebres (o ciutat Tenebra): la xarxa dels catàfils, les pedreres, l’accés a Sirap.

     Aquesta estructura binària recorda Le Horla, de Maupassant (1887) —on el narrador oscil·la entre la normalitat i la invasió d’una presència invisible— així com Les ciutats invisibles, d’Italo Calvino (1972), on cada ciutat descrita és una projecció de l’esperit humà. Aquí, Sirap (anagrama de «París») funciona com un espai heterotòpic en el sentit foucaultià: un lloc altre, real, però fora de tots els llocs, on les normes queden suspeses.

     El clavell negre actua com a leitmotiv simbòlic i com a passador interdimensional. Recorda la funció de la flor a Alícia al país de les meravelles, de Lewis Carroll (1865) —objecte desencadenant del pas— però també el paper de les flors negres en la poesia simbolista (Baudelaire, Les flors del mal) com a emblemes d’una bellesa melancòlica i mortífera. El clavell negre, històricament associat a l’anarquisme i al dol, esdevé aquí un símbol de resistència al real ordinari.


3. Intertextualitat i metaliteratura

     L’obra és saturada de referències que la converteixen en un palimpsest cultural. Les mencions reiterades de L’obra mestra inconeguda, de Balzac (1831) són centrals: el personatge de Catherine Lescault, la «bella mentidera», és reactivat sota el nom de Tenebra, presentada com «l’obra mestra desconeguda per excel·lència». Això planteja la qüestió de l’art com a accés a un real superior —qüestió ja al centre del relat balzaquià, on Frenhofer busca pintar «la vida mateixa».

     El text dialoga també amb:

 a) La tradició fantàstica francesa: de Nodier a Jean Ray, passant per Marcel Schwob.

 b) El weird fiction lovecraftià: la recerca de «l’inconegut», la por de l’abisme, la ciutat onírica.

 c) El realisme visionari de Nerval (Aurèlia): la follia com a via d’accés a altres plans de realitat.

     La inserció de frases en francès, en italià, en llatí, així com les descripcions precises de llocs parisencs (rue Thermopyles, cementiri de Montparnasse, catacumbes de Denfert-Rochereau) reforcen l’efecte de realisme documental, que contrasta amb els episodis onírics —tècnica heretada de Julio Cortázar (62. Model per armar) i de Georges Perec (La vida, manual d’ús).


4. La figura de Tenebra: entre musa, espectre i al·legoria

     Tenebra no és un personatge en el sentit tradicional, sinó una entitat polimòrfica: ombra femenina, presència telepàtica, habitant de Sirap, encarnació de l’Art ideal. S’inscriu tant en la figura de la dama fantasma de la literatura gòtica com en la musa impossible dels artistes maleïts.

     El seu nom —«Tenebra»— l’associa a l’obscuritat com a matriu creadora, segons el motiu romàntic de la Nox creatrix que trobem en Novalis o en Goya. També es vincula al mite de la dona negra (la belle dame sans merci), present de Baudelaire a Pierre Louÿs.

     A la novel·la, guia el narrador cap a una experiència límit, alhora sensual i metafísica. Aquesta iniciació recorda els ritus d’accés al món subterrani de la tradició èpica (Orfeu, Enees), però transposats al context urbà i psicodèlic del París contemporani.


5. Substàncies psicotròpiques i estats modificats de consciència

     L’ús de l’absenta (la «fada verda») i del Chartreuse (elixir dels monjos cartoixans) com a «claus» per accedir a Sirap s’inscriu en una llarga tradició literària que associa la intoxicació amb la visió poètica, de Thomas De Quincey (Confessions d’un menjador d’opi) a Henri Michaux (Miserable miracle). En Jacques Gipet, que utilitza aquestes substàncies per a «viatjar», s’hi reconeix el poeta-vident rimbaudià, però també el dandi decadent de finals de segle XIX.

     L’experiència del narrador a la sala del marrà —trànsit, dissociació, viatge astral— evoca els relats de proto-ciència-ficció mística com Els paradisos artificials, de Baudelaire, o Els camps magnètics, de Breton i Soupault.


6. El subsòl com a inconscient col·lectiu

     Les catacumbes parisenques no són pas un simple decorat: funcionen com una al·legoria de l’inconscient —individual i col·lectiu. Els ossos amuntegats remeten a la memòria històrica (Revolució Francesa, epidèmies), però també a les capes reprimides del jo. El narrador s’hi enfronta als seus fantasmes personals (Margarida) i als arquetips literaris (Bertrand el necròfil, Aspairt el perdut).

     Aquesta topografia subterrània recorda El pou i el pèndol, d’Edgar Poe (1842) —espai carcerari i oníric— i sobretot La boca d’ombra, de Victor Hugo (1856), on l’abisme esdevé un lloc de revelació còsmica.

 


7. Conclusió: Tenebra, obra límit i laboratori del sentit

     Tenebra és més que un relat fantàstic: és una immersió en l’abisme de la recerca literària mateixa. El narrador, en cercar Tenebra, cerca l’obra perfecta, l’absolut artístic, la fusió amb el somni. El text juga constantment amb l’ambigüitat: el narrador és un visionari o un alienat? Sirap existeix o és una psicosi?

     En aquest sentit, l’obra s’inscriu en la línia dels relats d’iniciació ambigua com El nas de Cleopatra, de Bruno Schulz (1937) o La invitació de Juan José Saer (1988), on la frontera entre deliri i epifania és deliberadament difuminada.

     Finalment, l’elecció del català com a llengua d’escriptura, en un relat saturat de referències franceses, pot llegir-se com un acte de resistència cultural —una manera d’habitar una llengua menor per dir l’exili, la dualitat, la recerca d’una pàtria interior.

     «El veritable viatge no és recórrer el desert o travessar els mars, sinó travessar la pròpia nit interior.» (J. M. G. Le Clézio)

 

Claire Valmont

Professora de Literatura Comparada

Universitat de la Sorbona, París






Qui estigui interessat en adquirir  
Tenebra
ho pot fer escrivint a 


 

dilluns, 9 de desembre del 2024

Ressenya d'André Sion

 

Tenebra és el títol de la primera novel·la que s'autoedita Emili Gil. Atès el recolzament que el llibre ha rebut de moltes persones i/o entitats no definides oficialment, en aquest bloc s'intentarà aplegar els diferents elements que envolten el projecte de resistència i dissidència anomenat Tenebra, esdevenint així una extensió natural de la novel·la. Moltes gràcies a tothom per fer-ho possible.


Ressenya d'André Sion 

sobre TENEBRA


(dimarts, 10 de desembre de 2024)

Al·legoria pictòrica de Tenebra, realitzada per Élisa Beaumont,
també coneguda com "la petite bergère de Montmartre"
 

     Emili Gil (La Sénia, 1969), és un escriptor català amb una trajectòria marcada pel seu interès per la literatura gòtica, el terror, el folklore, la màgia, l’onomàstica, la tradició, la poesia i l’esoterisme. És autor, entre d’altres, dels llibres La Sénia extraordinària (2015), París, una guia màgica (2016), Catalunya encantada (2016; coescrit amb Jordi Ardanuy), La màgia de Gènova, Triêua i Torí (2018) i Jules Verne, Tivissa i Amiens (2020). Ens ofereix amb Tenebra una obra que transcendeix els límits de la novel·la per esdevenir un exercici de reflexió metafísica i literària. Aquesta novel·la sintetitza elements tradicionals del gènere (i dels gèneres) literari(s) amb una exploració estilística i conceptual que desafia el lector. Fou publicada per primera vegada l’any 2014 i, l’any següent, va ser guardonada amb el VIIè Premi Ictineu, com a millor novel·la de gènere fantàstic escrita en llengua catalana. El 2023 va ser reimpresa per quarta vegada.

     Amb la present ressenya em proposo analitzar breument els detalls més significatius de l'obra, destacant-ne la riquesa lingüística, el treball de documentació, la intertextualitat, els aspectes simbòlics i les influències literàries.

 

1. El marc argumental: un viatge a les profunditats de l’ànima

     La trama de Tenebra gira a l’entorn de la recerca personal i espiritual d’un protagonista sense nom, que actua com a figura arquetípica del pelegrí enfrontat a les seves pròpies tenebres i pors interiors. L’obra s’articula a través d’un escenari físic (París) i mental alhora, que difumina la línia entre la realitat i el somni. Aquesta ambigüitat esdevé central en la narrativa: els espais, plens de descripcions atmosfèriques reals i sovint claustrofòbiques (catacumbes, galeries soterrades), són, en aquest cas, més que simples decorats: són les extensions del conflicte intern del personatge.

 

1.1. La dimensió psicològica de l’espai

     Els escenaris de la novel·la es poden llegir com a manifestacions simbòliques dels estats d’ànim del protagonista. La presència reiterada de llocs com ara  cementiris, biblioteques polsoses, esglésies, hospitals i manicomis apel·len al gènere gòtic, i també representen una geografia mental, estètica i simbòlica, en la qual l’individu s’enfronta amb els seus fantasmes personals. Les obsessions es manifesten a través d’objectes recurrents (clavells negres, colors, elixirs, ombres, siluetes...).

 

1.2. La trama com a paràbola

     Més enllà de la seva aparença com a narració de misteri o terror, Tenebra es pot interpretar com una al·legoria de l’ésser humà que cerca la veritat enmig de l’obscuritat. Aquesta lectura al·legòrica, subtil però persistent, recorda autors com Dante Alighieri, i especialment La Divina Comèdia, on el camí físic serveix de mirall del creixement espiritual.

 

2. La riquesa lingüística: un estil cuidat i evocador

     Una de les grans virtuts de Tenebra és la seva prosa, caracteritzada per un llenguatge ric i precís que aconsegueix capturar l’atenció del lector i submergir-lo en l’atmosfera de l’obra. L’estil d’Emili Gil és deliberadament dens i evocador, amb una preferència per les imatges sensorials i els detalls descriptius, amb els quals pretén embriagar, literalment i positivament, el lector.

 

2.1. El lèxic: entre el classicisme i la modernitat

     L’autor combina un vocabulari elevat i arcaïtzant amb expressions contemporànies, creant un contrast que reflecteix amb encert el caràcter atemporal del conflicte que narra. Aquest ús conscient del llenguatge reforça la sensació d’estar llegint una obra que transcendeix el seu moment històric.

 

2.2. El ritme narratiu

     El ritme de Tenebra oscil·la entre passatges contemplatius i moments de tensió narrativa. Aquesta alternança genera una experiència lectora variada, que pot resultar exigent però també gratificant per al lector atent. L’ús magistral d’alguns paràgrafs llargs, carregats de frases subordinades i d’imatges potents, evoca autors com Thomas de Quincey, Edgar Poe o Howard Phillips Lovecraft.

Al·legoria pictòrica de Tenebra, realitzada per Élisa Beaumont,
també coneguda com "la petite bergère de Montmartre"

 

3. El treball de documentació: una obra que beu de múltiples fonts

     Una de les característiques distintives de Tenebra és la seva profunda base elaborada a partir de referències literàries, filosòfiques i històriques. Aquest treball de documentació, que és fa evident en les diferents al·lusions i cites que travessen l’obra de dalt a baix, aporta una dimensió intel·lectual que enriqueix la lectura de manera molt destacada, i alhora, forneix el lector de múltiples claus que pot manejar i aprofundir per la seva banda, individualment, si és del seu interès, més enllà de la informació que conté la novel·la en concret.

 

3.1. Influències literàries

     L’obra dialoga, sobretot, amb la tradició gòtica europea, des d’Horace Walpole, Claire Reeve, Charles Robert Maturin i Mary Wollstonecraft Shelley, per esmentar alguns noms, passant per George Du Maurier, Sheridan Le Fanu, Prosper Mérimée, i fins a Bram Stoker, però també incorpora elements propis de la literatura simbolista i decadentista del segle XIX. Per exemple, l’ús d’imatges oníriques i símbols més o menys complexos recorda autors com Guy de Maupassant, Charles Baudelaire, Gérard de Nerval, Théophile Gautier i Stéphane Mallarmé.

 

3.2. Referències filosòfiques

     L’autor demostra un coneixement profund de la filosofia existencialista i de la teologia mística. Conceptes com ara la lluita constant amb el no-res, o bé la recerca desesperada del sentit de la vida, i l’enfrontament amb el propi jo connecten Tenebra amb pensadors de la línia marcada per Søren Kierkegaard i Friedrich Nietzsche, o fins i tot per Emil Cioran, però també amb certs aspectes bàsics del zoroastrisme i el catarisme.

 

3.3. Context cultural

     Gil també es nodreix de la tradició cultural catalana, incorporant referències a figures i llocs emblemàtics (Barcelona, Delta de l’Ebre, La Sénia, etc.). Aquest arrelament cultural aporta una capa addicional d’interès per als lectors familiaritzats amb el patrimoni literari dels Països Catalans (Joan Vinyoli, Ausiàs March, Joana Raspall, Màrius Torres, Montserrat Abelló, Desideri Lombarte, etc.).

 

4. La intertextualitat: una obra que parla amb altres textos

     La intertextualitat és un element clau de Tenebra. L’autor utilitza citacions explícites, però també aprofita la presència d’estructures narratives i temes que remeten a altres obres i escriptors: Victor Hugo i Els miserables, Henry Miller i Tròpic de càncer, Robert Louis Stevenson i L’estrany cas del Doctor Jeckyll i Mr. Hyde, Émile Zola i La bèstia humana, Honoré de Balzac i L’obra mestra inconeguda, entre d’altres. No tan sols lletraferits i poetes (René Char, Jacques Prévert) sinó que músics (Charles Trenet, Serge Gainsbourg), pintors (Gustav Klimt, Edvard Much, Gustave Moreau), dibuixants (Jacques Tardi) i cantants (Mistinguett, Joséphine Baker) també són peces importants del trencaclosques.

 

4.1. L’ombra de Dante i Poe

     L’estructura general de la novel·la, basada en un viatge d’exploració interior, evoca la Divina Comèdia, mentre que l’atmosfera opressiva i el protagonisme de la psique del personatge principal recorden contes i poemes d’Edgar Poe o de Villiers de l’Isle-Adam. Aquesta barreja d’influències atorga a l’obra un caràcter únic, a cavall entre allò clàssic i allò modern.

 

4.2. Citacions i homenatges

     Al llarg de Tenebra, es troben fragments que semblen homenatges a anècdotes, vivències, obres i autors que han influït en l’imaginari particular d’Emili Gil. Això no només enriqueix el text, sinó que també crea un joc intel·lectual amb el lector, que és convidat a identificar aquestes referències i a sentir-s’hi reflectit.

 

5. Els aspectes simbòlics: un univers de significats ocults

     Cada element de Tenebra sembla estar carregat de significat simbòlic. Des de les descripcions dels paisatges fins als detalls més subtils de les accions dels personatges; tot plegat contribueix a crear una xarxa de significats i correspondències que transcendeix la literalitat de la història. És per aquest motiu que és recomanable llegir Tenebra dues vegades, com a mínim: perquè conté diverses capes d’interpretació i lectura.

 

5.1. La llum i la foscor

     Com el títol del volum suggereix, la tensió entre llum i foscor és central a l’obra. Aquesta dualitat es pot entendre tant en termes psicològics com espirituals, reflectint el conflicte entre el coneixement i la ignorància, l’esperança i la desesperació. Remet a la unió/confrontació universal de conceptes contraris, però que formen un conjunt, que en el present volum es pot sintetitzar en el mot París, i el seu anagrama: Sirap. La ville lumière i la ville ténèbre. Contraposades però complementàries: les dues cares de la lluna. A més, hi detectem múltiples efectes espill i dualitats (l’absenta -principi femení-, el Chartreuse -principi masculí-).

 

5.2. Els símbols esotèrics

     L’obra és plena de símbols que remeten a tradicions esotèriques i místiques, que es poden interpretar des de perspectives diverses. Per exemple, la figura del laberint, present tant de manera literal com metafòrica al text, simbolitza la recerca del centre, del coneixement ocult que només es pot assolir superant determinades proves i obstacles. El dèdal representa un descens cap als estrats subconscients de la psique, on hi ha els conflictes no resolts, i, també un “regressus ad uterum” (retorn a l’úter), o una davallada als inferns, per tal de conèixer els propis límits i, morint metafòricament, reeixir amb una nova naixença.

Al·legoria pictòrica de Tenebra, realitzada per Élisa Beaumont,
també coneguda com "la petite bergère de Montmartre"

 

6. L’impacte emocional i intel·lectual en el lector

     Tenebra no és una obra fàcil de llegir ni tampoc de classificar, però el seu impacte emocional i intel·lectual és innegable. La capacitat de l’autor per a evocar una atmosfera inquietant i, al mateix temps, plantejar qüestions essencials de l’existència humana fa que l’experiència lectora sigui intensa i memorable. El fet que el llibre estigui autoeditat i que no sigui gens fàcil d’aconseguir, perquè defuig el sistema convencional de distribució, augmenta considerablement aquesta sensació d’autenticitat.

 

6.1. La immersió atmosfèrica

     El lector se sent immers en un món d’ombres i clarobscurs, gràcies a la descripció detallada i a l’habilitat narrativa de Gil, que, de vegades, adopta un to manifestament i volgudament poètic. Aquesta immersió provoca una resposta emocional forta, que oscil·la entre la fascinació i la incomoditat (els fets referenciats sobre François Bertrand, l’anomenat “vampir de Montparnasse”, per exemple).

 

6.2. Les preguntes sense resposta

     L’obra deixa moltes qüestions obertes, la qual cosa pot frustrar alguns lectors, però, de fet, els convida a reflexionar. Aquesta ambigüitat és un dels trets més distintius de Tenebra, que exigeix del lector una participació activa en la construcció del seu significat, per tal d’assaborir, i gaudir, d’una lectura plena i enriquidora.

 

Conclusió

     Tenebra, d’Emili Gil, és una obra que destaca pel seu rigor literari, la seva profunditat temàtica i la seva capacitat per desfermar una experiència lectora rica i complexa, que s’escampa i viu més enllà de les pàgines físiques del llibre. Amb una prosa cuidada, una estructura narrativa plena d’ambigüitats i un univers simbòlic vast, la novel·la es consolida com una peça fonamental (fins i tot, clau) dins del panorama literari contemporani català. Tot i que la seva densitat pot representar un repte per al lector casual, aquells disposats a endinsar-se en les seves pàgines trobaran una obra que recompensa amb escreix la dedicació esmerçada, amb una profunditat de coneixement més que notable, i un ventall de fars orientatius inesgotable.

     Tenebra és una lectura imprescindible per a tothom qui estigui interessat en la literatura que explora els límits entre la denominada realitat, els desitjos, el somnis, la filosofia, el misticisme i la meditació espiritual. Emili Gil aconsegueix amb aquesta obra reafirmar el poder de la literatura com a vehicle de cultura, art i transformació.

 

André Sion

Montmartre (París), dimarts 10 de desembre de 2024


Al·legoria pictòrica de París, realitzada per Élisa Beaumont,
també coneguda com "la petite bergère de Montmartre"


 

divendres, 27 de setembre del 2024

Ressenya de Teresa Costa-Gramunt

Tenebra és el títol de la primera novel·la que s'autoedita Emili Gil. Atès el recolzament que el llibre ha rebut de moltes persones i/o entitats no definides oficialment, en aquest bloc s'intentarà aplegar els diferents elements que envolten el projecte de resistència i dissidència anomenat Tenebra, esdevenint així una extensió natural de la novel·la. Moltes gràcies a tothom per fer-ho possible.





Ressenya de Teresa Costa-Gramunt 

sobre TENEBRA


(dilluns, 23 de setembre de 2024)

  Publicada originalment a Eix Diari: 

 https://www.eixdiari.cat/opinio/doc/112979/tenebra.html



Coberta de la 4a reimpressió de Tenebra (2023)


Amb Tenebra, l’any 2015 l’escriptor Emili Gil (La Sénia, 1969), amb un llarg recorregut literari i activitats culturals com la coedició de la revista Lovecraft magazine, va obtenir el VII Premi Ictineu a la millor novel·la fantàstica en català, amb el mèrit especial que els premis Ictineu són per a obres publicades un any abans. Un reconeixement, doncs, a una novel·la que sorprèn per la seva agosarada proposta literària. Contràriament a les fantasies: intergalàctica, futurista i apocalíptica, a Tenebra trobem un viatge introspectiu per part del protagonista a les profunditats de la naturalesa humana, aquella la part fosca que no necessàriament és el mal, que també i en tantes formes, sinó que, al mateix temps, és l’espai de l’inconegut, del misteri, d’allò que no sabem, i que poc es revela si no es fa l’esforç d’obrir els ulls i veure’n les manifestacions des de les més grolleres fins a les més subtils.


Coberta de la 3a reimpressió de Tenebra (2017),
a la llera del riu Cervol

A Tenebra l’inconegut es desplega metafòricament a través d’imatges pictòriques i de referències literàries i esotèriques que en la seva visualització onírica en algunes ocasions m’han recordat algunes de les pintures i dibuixos del pintor Odilon Redon, es diu que inspirades en la lectura d’Edgard Allan Poe, que vaig descobrir en un dels meus viatges a París, on se situa l’acció de la novel·la Tenebra.

I és que, si a un li és permès, a París s’hi va més d’una vegada, com el mateix autor de Tenebra, que demostra conèixer molt bé la ciutat, tant que a través del seu personatge principal: alter ego d’Emili Gil, fa transitar els lectors pels seus carrers, places, monuments, cementiris i llocs emblemàtics. Però no s’atura aquí i el fa anar molt més enllà, en aquell espai que en podríem dir terreny del mig: en el seu periple espiritual –en la vida de l’esperit també hi ha no poques ombres, no pocs abismes, no poques tenebres-, el protagonista s’endinsa en el París que no és a la vista: topogràficament a les catacumbes de la ville lumière, és a dir: «la ville ténèbre! Què bé que sonava aquella definició! Era el contrast perfecte de la ville lumière, i alhora definia i arrodonia París tot sencer». I és que tota realitat té dues cares com una moneda: la superior i la inferior, sense deixar de ser ella mateixa.


Un petit homenatge a l'amic Charles Baudelaire

La ville ténèbre, doncs, com una metàfora de la realitat que vivim en dos plans: el sensible real, i el simbòlic espiritual quan un desperta a aquest nivell, quan un, tot i que d’entrada no en sap els codis, els vagi endevinant, descobrint, a mesura que interpreta el significat dels símbols que apareixen en el seu itinerari particular, ja que els símbols s’obren al seu significat a través de l’experiència de cadascú. En el cas de Tenebra, un dels símbols, que recorre tot el relat i que recorda les flors del mal de Baudelaire, pren la forma dels clavells negres que el neòfit va trobant en llocs sobre els quals ha de parar atenció i que el condueixen no només al cor de París –o Sirap, París al revés-, sinó també al cor d’ell mateix.

Tres són els Virgilis que porten de la mà el protagonista de Tenebra: un és l’escriptor Jacques Gipet, un company de l’aventura per Sirap que ha conegut en una nit literària a la Galerie Gilles-Dupont, un palau fastuós i decadent, amb les parets cobertes de pintures el significat de les quals el protagonista i els lectors aniran descobrint a mesura que avança el relat. L’altre Virgili en la seva cara negativa és en Kruth, que ha cobrat per fer-li una primera guia pel París de les catacumbes, un mercenari a sou d’aquelles forces ocultes que, no per negar-les deixen d’existir i de les quals el Poder anònim n’és l’amo. A les catacumbes de París-Sirap el protagonista descobrirà una estàtua que, en el seu misteri, li farà ballar el cap. L’altre Virgili no és un Virgili sinó una Beatriu en la seva cara nocturna: Tenebra. Tenebra és una ombra que en la seva manifestació esotèrica respira a prop del buscador i li parla per telepatia en els camins del París ocult, però és també una manifestació onírica de la deessa, de la dona ideal, de la part femenina que homes i dones tenim al nostre interior i que una masculinitat cega nega. La negació psíquica de la part femenina en l’home el pot conduir a l’odi envers la dona, a la misogínia i a la insensibilitat envers la mateixa creació.  

Al·legoria pictòrica de París, realitzada per Élisa Beaumont,
també coneguda com "la petite bergère de Montmartre"

No hi ha realitat plena en el nostre ser humans sense les noces dels pols interns que ens constitueixen, aquesta és la tesi de fons de Tenebra: «Tenebra entrà a casa embolcallada d’ombres i em va posseir». Assumpció de la realitat dual que en realitat és una, si bé se situa, com he dit abans, en diferents plans. És per aquest motiu que Tenebra és un treball superior a un relat de fantasia: és una novel·la amb un elevat contingut metafísic, tot i que la fantasia i la imaginació creativa hi és exuberant, en la seva part descriptiva i onírica, i ben documentada a través d’un ampli coneixement d’autors, que Emili Gil cita en nombroses ocasions, com Charles Baudelaire, Gérard de Nerval, Émile Zola, Victor Hugo, Théophile Gautier, Honoré de Balzac. Gil en mostra la filiació a través d’un relat curt de Balzac, esdevinguda una obra de culte: L’obra mestra inconeguda, que es constitueix en la clau de volta d’aquest edifici literari que és Tenebra: «Es deia Tenebra i vivia a París. L’obra mestra desconeguda és aquí. Es diu Tenebra i viu a París», exclama el protagonista quan finalment s’ha trobat plenament amb la seva Tenebra.

Cadascú té la seva Tenebra, com en un moment de la novel·la tan plena de laberints, enigmes, misteris, conspiracions, manuscrits cartoixans i morts inesperades, diu Jacques Gipet al protagonista, que també se les heu amb la seva Tenebra: «Perquè si Tenebra, la teva Tenebra, ha col·locat aquestes flors en el teu camí, significa que t’està mostrant el destí que has d’emprendre, el que et toca complir».

Al·legoria pictòrica de París, realitzada per Élisa Beaumont,
també coneguda com "la petite bergère de Montmartre"

El destí és igual per a tothom: submergir-se a l’interior de l’ésser (res més desconegut que nosaltres mateixos) i veure’l en aquell punt de llum per poder-lo seguir, si bé a cadascú se li manifesta de forma diferent. Per aquest motiu cal aprendre a llegir en el nostre itinerari personal els signes que ens hi porten. Una veritable aventura existencial, potser l’única que val la pena, ja que totes les altres coses les deixem com deixem les despulles.

Amb mereixement, Tenebra va rebre la distinció del Premi Ictineu. Ara, des d’aquest escrit, el meu reconeixement com a lectora d’aquest llibre bell, poderós i radiant, malgrat les ombres, o precisament perquè hi són amb la seva extraordinària complexitat que incita a la reflexió sobre la naturalesa externa i interna de Tenebra sense la qual no podríem tenir consciència de la Llum.

Teresa Costa-Gramunt

Eix Diari, dilluns, 23 de setembre de 2024.

Cafè amb llet i croissant amb Tenebra,
un migdia lluminós, a Girona